Le recours à la sous-traitance est une pratique courante dans le secteur de la formation professionnelle. Il permet aux organismes de formation de gagner en souplesse, d'élargir leur catalogue et d'intégrer des compétences ultra-spécialisées. Cependant, depuis la certification Qualiopi et l'entrée en vigueur du Référentiel National Qualité (RNQ), le contrat de sous-traitance formation n'est plus un simple accord entre partenaires ; il est un document juridique essentiel soumis à des obligations strictes.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Votre organisme de formation utilise-t-il la sous-traitance pour réaliser une action de formation ou un bilan de compétences ? Si oui, êtes-vous certain que vos contrats respectent les règles imposées par le RNQ et par le cadre légal qui encadre les financements publics ou mutualisés ? Ne pas maîtriser ces conditions, c'est risquer gros, y compris la perte de votre certification Qualiopi.
Cet article, basé sur l'expérience et l'audit de nombreux organismes de formation par Rank-Brain, vous éclaire sur les obligations et les mesures à prendre pour que votre contrat de sous-traitance devienne un atout de qualité et de conformité.
L'usage de la sous-traitance est explicitement encadré par la réglementation de la formation professionnelle, notamment par le décret Qualiopi. Cette exigence vise à garantir que la qualité promise aux bénéficiaires soit maintenue, même lorsque la prestation est confiée à un prestataire externe.
L'organisme de formation qui recourt à la sous-traitance est appelé donneur d'ordre (ou organisme principal). Il porte l'entière responsabilité de la qualité de l'action réalisée, même par le sous-traitant.
L'indicateur 27 du Référentiel National Qualité est le point de contrôle central de l'audit Qualiopi pour cette activité. Il impose au donneur d'ordre de :
En cas de contrôle, l'auditeur examinera le contrat de sous-traitance et le processus de suivi mis en œuvre par le donneur d'ordre. La non-conformité peut entraîner le retrait de la certification.
Un sous-traitant intervenant pour un organisme de formation accédant à des financements publics (CPF, OPCO, Régions) doit lui aussi remplir certaines obligations légales :
Le contrat de sous-traitance ne doit laisser aucune place à l'ambiguïté. Pour qu'il soit un outil de gestion et de sécurité juridique, il doit être précis sur les modalités de l'intervention et les responsabilités de chaque partie.
Pour encadrer efficacement l'action de formation et respecter la réglementation en vigueur, le contrat doit inclure :
| Clause Contractuelle | Objectif de la clause |
| Objet de la prestation | Décrire précisément l'action de formation (intitulé, durée, objectifs pédagogiques, moyens à mettre en œuvre). |
| Modalités de paiement | Conditions de paiement, chiffre d'affaires attendu, fonds alloués et délais. |
| Obligation de Conformité | Clause engageant le sous-traitant à respecter les exigences Qualiopi liées à l'action (indicateur 27 et autres indicateurs pertinents). |
| Suivi et Évaluation | Définir les mesures d'évaluation de la qualité et les modalités de suivi de l'action par le donneur d'ordre (remise de documents, accès aux informations). |
| Responsabilité | Qui est responsable en cas de litige avec les bénéficiaires ou de non-conformité lors d'un contrôle audit ? |
Lorsque l'action de formation est financée par des fonds publics ou mutualisés (CPF, OPCO), la traçabilité et la transparence sont maximales.
Le choix du sous-traitant ne doit pas être dicté par le seul prix, mais par sa capacité à garantir la qualité de la prestation et la conformité aux règles.
Pour votre organisme de formation, l'équipe de Rank-Brain préconise une approche structurée pour choisir des partenaires qui renforcent votre offre :
Pour les organismes de formation qui accompagnent Rank-Brain, la conformité Qualiopi n'est pas une contrainte, mais un argument commercial puissant. En maîtrisant parfaitement le contrat de sous-traitance, vous assurez une gestion fluide des financements et augmentez votre chiffre d'affaires grâce à la confiance des OPCO et du public.
Non. L'obligation de détenir la certification Qualiopi est celle de l'organisme de formation qui signe la convention de financement (le donneur d'ordre). Cependant, le sous-traitant est tenu par contrat de respecter les exigences du Référentiel National Qualité pour l'action de formation qu'il réalise (indicateur 27). Le donneur d'ordre doit s'assurer que cette qualité est bien présente.
Le recours à la sous-traitance est l'action par laquelle un organisme de formation (le donneur d'ordre) confie à un autre prestataire (le sous-traitant) la réalisation d'une partie ou de la totalité de la prestation pour laquelle il a été mandaté. Cela peut concerner l'animation pédagogique, la réalisation d'un bilan de compétences, ou même le suivi d'une VAE.
Les sanctions peuvent être graves. Si l'audit Qualiopi révèle que le contrat de sous-traitance est non conforme (notamment sur l'indicateur 27) ou que le donneur d'ordre ne réalise pas le contrôle nécessaire de son sous-traitant, l'organisme principal risque une mise en demeure, voire la suspension ou le retrait de sa certification Qualiopi. Cela entraîne l'impossibilité d'accéder aux financements publics ou mutualisés, mettant en péril une grande partie de son chiffre d'affaires.
La durée d'un contrat de sous-traitance n'est pas fixée par la loi ou la réglementation Qualiopi. Elle est librement convenue entre les organismes et doit être précisée dans le contrat. Elle peut correspondre à la durée d'une seule prestation ou à une durée plus longue si elle vise un accord-cadre de partenariat pour des formations récurrentes. L'important est que les conditions et les obligations soient valables pour toute la durée de l'accord.